Fiscalité assurance-vie et portefeuille titre pour un résident fiscal américain (expatriation)
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lundi 25 mai 2026
Fiscalité assurance-vie et portefeuille titre pour un résident fiscal américain (expatriation)
mardi 19 mai 2026
Fiscalité des expatriés en Italie : où sont imposés vos revenus ?
Fiscalité des expatriés en Italie : où sont imposés vos revenus ?
Vous êtes expatrié en Italie ou envisagez de vous y installer ? Découvrez comment la convention fiscale franco-italienne organise l'imposition de vos revenus, votre patrimoine et votre succession.
Où payer ses impôts quand on vit en Italie ?
Convention en matière d'impôt sur le revenu : OUI
La France et l'Italie sont liées par une convention fiscale (signée en 1989) qui couvre l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés. Elle organise la répartition du droit d'imposer entre les deux États et prévoit l'élimination de la double imposition.
Revenus professionnels
Si vos revenus proviennent d'une activité exercée en Italie, ils y seront imposés. La convention attribue le droit d'imposer au lieu où l'activité professionnelle est effectivement réalisée.
Revenus financiers (titres situés en France)
Vos revenus financiers liés à des titres détenus en France sont imposables en Italie (votre État de résidence). Une retenue à la source s'applique en France, neutralisée par un crédit d'impôt afin d'éviter la double imposition.
Revenus immobiliers
Vos revenus immobiliers issus de biens situés en France restent imposables en France conformément à la convention.
→ Lire notre guide complet : impôts en France sur vos revenus immobiliersPlus-values sur titres financiers
Les plus-values réalisées sur vos titres financiers sont en principe imposables uniquement en Italie, votre État de résidence fiscale.
Plus-values immobilières
Les plus-values immobilières liées à vos biens situés en France restent imposables en France selon la convention.
Et pour les autres impôts ?
Convention en matière de droits de succession : OUI
La France et l'Italie sont liées par une convention fiscale spécifique en matière de droits de succession (1990), qui détermine quel État dispose du droit d'imposer selon la nature et la localisation des biens transmis.
Je payerais combien d'impôt en Italie ?
La fiscalité locale en un coup d'œil :
- •Impôt sur le revenu (IRPEF) : barème progressif jusqu'à 43 %, complété par les addizionali régionales et communales.
- •Revenus financiers : imposition forfaitaire à 26 % (12,5 % pour les obligations d'État).
- •Plus-values sur titres : 26 % en principe.
- •Droits de succession : barème de 4 % à 8 % selon le lien de parenté, avec abattements (1 M€ en ligne directe).
Rachat partiel d’un assurance vie par un non résident français
Rachat partiel d’un assurance vie par un non résident
jeudi 14 mai 2026
Mise à jour de la liste française des ETNC
Mise à jour de la liste française des ETNC
dimanche 10 mai 2026
IFI 2026 pour les expatriés : démarches, formulaires, dates limites et obligations fiscales
IFI 2026 pour les expatriés : démarches, formulaires, dates limites et obligations fiscales
- vous êtes non‑résident fiscal,
- vous possédez des biens immobiliers situés en France,
- votre patrimoine net taxable dépasse 1 300 000 € au 1er janvier 2026.
- en ligne sur impots.gouv.fr,
- ou via la procédure EDI‑IR (transmission par un professionnel ou un logiciel agréé).
- vos annexes 2042‑IFI seront automatiquement préremplies en 2026,
- vous devez simplement vérifier et mettre à jour votre patrimoine.
- les formulaires préidentifiés,
- la notice 2042‑IFI‑NOT,
- une fiche de calcul de l’IFI théorique.
- vous pouvez télécharger les formulaires sur impots.gouv.fr,
- les remplir en ligne,
- ou les demander à un centre des finances publiques.
- L’IFI concerne les biens immobiliers situés en France, même si vous vivez à l’étranger.
- La télédéclaration est obligatoire pour la majorité des expatriés.
- Les dates limites IFI 2026 pour les non‑résidents sont avancées.
- Les déclarations papier doivent être envoyées au SIP des non‑résidents.
- Le seuil d’imposition reste fixé à 1,3 million d’euros.
- 21 mai 2026 pour la déclaration en ligne,
- 19 mai 2026 pour la déclaration papier.
mercredi 6 mai 2026
Location meublée saisonnière et non‑résidents : le Conseil d’État confirme le prélèvement de solidarité de 7,5 %
Location meublée saisonnière et non‑résidents : le Conseil d’État confirme l'application du prélèvement de solidarité de 7,5 %
Le débat est désormais tranché : les revenus tirés de locations meublées saisonnières par des non‑résidents restent soumis au prélèvement de solidarité de 7,5 %, même lorsqu’ils relèvent fiscalement de la catégorie des BIC.
Le Conseil d’État, dans un arrêt du 13 mars 2026 (n°503496), vient clarifier une question qui animait la doctrine depuis plusieurs années.
Un cadre juridique hérité de l’affaire De Ruyter
Depuis la célèbre jurisprudence De Ruyter, confirmée par le Conseil d’État puis suivie d’une réforme législative (article 26 de la LFSS 2019), les non‑résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d’un pays de l’Espace économique européen ou de la Suisse sont exonérés de CSG et de CRDS sur leurs revenus du patrimoine.
En revanche, ces contribuables restent redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 %, prévu à l’article 235 ter du CGI.
Le fondement de cette imposition des non-résidents se trouve dans l’article L. 136‑6 I bis du Code de la sécurité sociale, qui renvoie à l’article 164 B I-a du CGI.
Ce dernier définit les revenus de source française, notamment les « revenus d’immeubles sis en France ».
L’enjeu : que recouvre la notion de « revenus d’immeubles sis en France » ?
Toute la controverse portait sur l’interprétation de cette expression :
vise‑t‑elle uniquement les revenus fonciers, au sens strict du CGI ?
ou englobe‑t‑elle tous les revenus provenant de la location d’un bien immobilier, même lorsqu’ils sont imposés dans la catégorie des BIC, comme c’est le cas des locations meublées (article 35‑I‑5° bis du CGI) ?
La position du Conseil d’État : une notion large des revenus immobiliers
Dans son arrêt du 13 mars 2026, le Conseil d’État tranche clairement :
- Les loyers provenant d’immeubles situés en France constituent des « revenus d’immeubles sis en France », quelle que soit leur catégorie d’imposition (revenus fonciers ou BIC).
- Les revenus de la location meublée saisonnière, bien qu’imposés en BIC, entrent donc dans cette définition.
- Conséquence : les non‑résidents doivent acquitter le prélèvement de solidarité de 7,5 % sur ces revenus.
Ce qu’il faut retenir
✔ La qualification BIC des locations meublées ne permet pas d’échapper au prélèvement de solidarité.
✔ La notion de « revenus d’immeubles » vise tous les loyers issus d’un bien situé en France, indépendamment de la catégorie fiscale.
✔ Le Conseil d’État confirme une interprétation large favorable à l’administration.
Bonne journée