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jeudi 17 septembre 2026

Travailler à l'étranger pour une entreprise française


 

Travailler à l'étranger pour une entreprise française : guide complet

Détachement, expatriation, recrutement local ou EOR/portage : sécurisez le statut de vos salariés envoyés à l'étranger (contrat, sécurité sociale, fiscalité).

Enjeux pour les entreprises françaises

Faire travailler un salarié à l'étranger implique des choix structurants : détachement, expatriation, recrutement local ou recours à un EOR/portage. Chaque option entraîne des conséquences en droit du travail, sécurité sociale, fiscalité et risques de requalification.

Contrat de travail et loi applicable

La qualification de contrat de travail dépend du lien de subordination réel. Le lieu d'exécution habituel du travail détermine en principe la loi applicable, sauf choix exprès des parties. L'établissement qui a embauché le salarié joue un rôle clé lorsque l'activité est multi-pays.

Sécurité sociale : détachement ou expatriation ?

Détachement

Le salarié reste affilié au régime français si les conditions des règlements européens ou conventions bilatérales sont remplies. L'employeur doit obtenir les formulaires de détachement et respecter les règles impératives du pays d'accueil.

Expatriation

Au-delà des durées autorisées, le salarié relève du régime local. Des assurances volontaires peuvent compléter la couverture sociale.

Quelle est la fiscalité des salaires ?

La fiscalité dépend

lundi 7 septembre 2026

Emploi d’un ingénieur français sur un projet en Afrique

 

Emploi d’un ingénieur français sur un projet en Afrique

Résumé essentiel

Une entreprise française qui envoie un ingénieur en Afrique doit sécuriser le contrat, la protection sociale, les risques pays, la conformité locale et la fiscalité France-Afrique.

Même avec une loi française choisie, les règles impératives du pays africain s’imposent comme lois de police (« ordre public local »).

1. Loi applicable & montage contractuel

Loi applicable au contrat international

Sans clause de choix de loi, le contrat est régi par le pays d’exécution habituelle ou le pays de l’établissement d’embauche, sauf liens plus étroits avec un autre pays.

« La loi du pays où le salarié accomplit habituellement son travail… sauf si l’ensemble des circonstances montre des liens plus étroits avec un autre pays. »

Détachement, expatriation ou contrat local

Détachement — Contrat français maintenu, mission courte.
Expatriation — Affiliation sociale locale, avenant ou double contrat.
Recrutement local — Contrat 100 % local, risques de co-emploi à surveiller.

En savoir plus : Détaché ou expatrié ?

2. Protection sociale : sécurité sociale, santé, prévoyance, retraite

Sécurité sociale

Détachement : maintien du régime français si convention bilatérale. Expatriation : affiliation obligatoire au régime local. Vérifier les conventions France-État africain (durée, branches couvertes).

Complémentaires santé & prévoyance

L’employeur peut mettre en place une couverture internationale adaptée aux risques pays. Une couverture robuste est essentielle en contexte africain.


Pour aller plus loin ...

mardi 1 septembre 2026

Pilote expatrié : structuration juridique, sociale et fiscale

 

Pilote expatrié : structuration juridique, sociale et fiscale

Une organisation multi-territoires à sécuriser

Salarié un pilote travaillant principalement à l'étranger implique une organisation juridique et sociale complexe : mobilité internationale, bases successives, vols multi-États, règles européennes spécifiques aux navigants, sécurité sociale, fiscalité, conformité aérienne. Cette page FiscalExpat.fr synthétise les points essentiels pour sécuriser la relation de travail.

Que vous soyez compagnie aérienne, filiale étrangère ou employeur français, la structuration du contrat, la loi applicable et le rattachement social conditionnent l'ensemble de la rémunération et des obligations fiscales.

1. Structuration du contrat de travail

Détachement

Le détachement permet au pilote de conserver son contrat français et son affiliation à la sécurité sociale française lorsque la mission à l'étranger est temporaire. Il repose sur les formulaires A1 et les règles européennes de coordination.

Expatriation

Pour une affectation durable, l'expatriation devient la structure de référence : affiliation au régime social de l'État d'emploi, avenant d'expatriation, information obligatoire sur la protection sociale, possibilité d'adhésion à la CFE.

Contrat local

Le pilote peut être embauché par une filiale étrangère, mais le droit du pays où le travail est habituellement accompli reste déterminant. Le centre effectif de l'activité (base, début/fin des vols, tâches administratives) peut entraîner l'application du droit français.

Employer of Record (EOR)

Même en cas d'interposition d'un EOR, les juges recherchent l'employeur réel et le lieu effectif du travail. Une compagnie française reste responsable si elle dirige l'activité.

2. Loi applicable et sécurité sociale

Loi applicable au contrat

La loi du pays où le pilote accomplit habituellement son travail s'applique, même pour les activités mobiles. Pour les navigants, le critère du centre effectif de l'activité est central.



mardi 25 août 2026

Décision de la CAA Paris : la CEHR est compatible avec l’article 10 de la convention franco‑italienne

Décision de la CAA Paris : la CEHR est compatible avec l’article 10 de la convention franco‑italienne

La Cour administrative d’appel de Paris vient de trancher un débat important : un résident fiscal italien peut être imposé en France à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) sur ses dividendes français, même si cette imposition intervient par voie de rôle et non par retenue à la source.

Côté droit interne

Sur le terrain du Code général des impôts, aucun doute :

  • le I de l’article 223 sexies,

  • combiné au 1° du IV de l’article 1417, permettent bien d’assujettir les dividendes à la CEHR.

Le requérant ne contestait pas ce point.

Côté convention franco‑italienne

Le débat portait sur l’article 10 de la convention fiscale. Le contribuable soutenait que ce texte imposerait une imposition exclusivement par retenue à la source, ce qui rendrait impossible une imposition par voie de rôle comme la CEHR.

Le tribunal administratif de Montreuil lui avait donné raison en 2024, estimant que les paragraphes 2 à 6 de l’article 10 formaient un ensemble cohérent imposant la retenue à la source.

 La position de la CAA Paris

La cour adopte une lecture différente, fondée sur deux éléments clés :

  • Le § 2 de l’article 10 autorise la France à imposer les dividendes « selon sa législation ». Les commentaires du modèle OCDE précisent que ce paragraphe ne fixe aucun mode d’imposition : l’État source est libre d’utiliser la retenue à la source… ou la voie de rôle.

  • Les § 3 à 6, qui mentionnent explicitement la retenue à la source, sont des ajouts bilatéraux propres à la France et à l’Italie. Pour la cour, ils n’ont pas pour effet de restreindre le droit d’imposer reconnu au § 2, mais organisent simplement des dispositifs particuliers entre les deux États.

Conclusion de la cour

La CAA annule le jugement de première instance et rétablit la CEHR à la charge du contribuable italien.

Autrement dit : la France peut imposer les dividendes français par voie de rôle, même pour un résident italien, sans violer la convention fiscale.

Les Enjeux ...

  • Confirmation que la CEHR n’est pas assimilée à une retenue à la source.

  • Lecture large du § 2 de l’article 10 : la France conserve une pleine liberté sur le mode d’imposition.

  • Signal important pour les contribuables non‑résidents percevant des dividendes français !