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PLF 2026 : LMP et non-résidents … fin de la discrimination fiscale
Dans le cadre de l’adoption de la première partie du PLF 2026 via l’article 49.3 de la Constitution, l’article 12 quindecies introduit une réforme importante pour les loueurs en meublé professionnels (LMP) non-résidents.
Cette mesure vise à mettre fin à une discrimination fiscale historique, en alignant la France sur le droit européen et en sécurisant l’accès au statut LMP pour les contribuables vivant à l’étranger.
Prise en compte des revenus étrangers dans le calcul du seuil LMP
Jusqu’à présent, les non-résidents étaient pénalisés, car seuls leurs revenus locatifs français étaient pris en compte pour déterminer l’éligibilité au statut de LMP.
L’article 12 quindecies corrige cette situation en permettant que l’ensemble des revenus mondiaux du contribuable — y compris ceux perçus et imposés à l’étranger — soit intégré dans le calcul du seuil d’accès au statut.
Objectifs et impacts
Cette réforme constitue donc une avancée majeure pour les investisseurs immobiliers non-résidents, renforçant l’attractivité de la France pour la location meublée professionnelle et permettant une meilleure planification fiscale internationale.
Si vous êtes non-résident fiscal en France et percevez des revenus de source française, vous avez des obligations déclaratives et de paiement spécifiques qu’il est important de connaître.
Les contribuables domiciliés hors de France doivent déposer une déclaration de revenus, comme les résidents, dans les mêmes délais.
Déclaration n° 2042 : déclaration de revenus standard.
Annexes éventuelles :
Exemple : Déclaration n° 2044 pour les revenus fonciers situés en France.
Formulaire n° 2041‑E : déclaration des retenues à la source déjà pratiquées sur vos revenus de source française.
Des modalités déclaratives spécifiques existent pour l’année du transfert de domicile hors de France ou pour l’année d’arrivée en France (impatriation).
Pour plus d’informations : voir notre document Droit international : Domicile fiscal, résidence fiscale et transfert.
Les revenus de source française peuvent être soumis à différents mécanismes de prélèvement, selon leur nature.
Sont concernés :
Salaires, pensions et rentes viagères (y compris à titre gratuit)
Actions gratuites et stock-options
Dividendes et intérêts
Plus-values immobilières
Exemples : certaines rémunérations publiques, personnels navigants lorsque le débiteur est établi en France.
Pour les revenus perçus à partir du 1er janvier 2023, il avait été prévu de remplacer la retenue de 12 % ou 20 % par un taux neutre aligné sur le prélèvement à la source des résidents français.
La loi de finances pour 2021 a annulé cette modification, et les taux de 12 % et 20 % sont maintenus.
Salaires, pensions et rentes viagères de source française versés aux non-résidents
Gains liés à l’actionnariat salarié : rabais excédentaires, options sur actions, actions gratuites, gains de cessions de titres issus de BSPCE
En 2020, la retenue à la source restait partiellement libératoire. Pour les revenus de 2021 et 2022, ce caractère sera supprimé, mais il sera possible de demander la restitution de l’excédent de retenue si le montant prélevé dépasse l’impôt dû selon le barème.
Un acompte est exigé pour les revenus non soumis à une retenue spécifique :
BIC (Bénéfices industriels et commerciaux), BNC (Bénéfices non commerciaux), BA (Bénéfices agricoles)
Rémunérations de gérance
Revenus fonciers
Rentes viagères à titre onéreux
Pensions alimentaires imposables en France
Exemples : revenus des indépendants avec une exploitation en France (BIC, y compris LMNP et LMP, BNC, BA) et revenus fonciers d’immeubles situés en France.
Les non-résidents doivent déposer une déclaration complète, incluant formulaires et annexes selon les revenus perçus.
Les retenues à la source s’appliquent à de nombreux revenus, avec des taux majoritaires de 12 % et 20 %.
Certains revenus non couverts par la retenue à la source nécessitent le paiement d’acomptes.
Des modifications législatives peuvent influencer les taux et modalités de prélèvement ; il est donc important de rester informé chaque année.

Vous êtes non-résident fiscal en France et percevez des revenus de source française ? Il est essentiel de comprendre comment ces revenus sont imposés, quelles sont les retenues à la source, et quels avantages fiscaux restent accessibles.
En France, les revenus de source française restent imposables pour les non-résidents, sauf si une convention fiscale internationale prévoit le contraire. Ces revenus comprennent notamment :
Revenus fonciers issus de biens situés en France
Revenus professionnels de type BIC (Bénéfices industriels et commerciaux), BA (Bénéfices agricoles) ou BNC (Bénéfices non commerciaux) exercés en France
Fraction des salaires, pensions et rentes viagères soumis à la retenue à la source
Revenus divers : droits d’auteur, rémunérations de sportifs, prestations fournies en France, soumis à l’article 182 B du CGI
Ces revenus sont retenus pour leur montant net, sauf disposition légale contraire.
Depuis les revenus 2019, la France applique un prélèvement à la source pour les non-résidents :
Concernant la majorité des revenus de source française, notamment les revenus fonciers
Excluant les revenus déjà soumis à une retenue à la source spécifique, comme les salaires, pensions, rentes viagères ou droits d’auteur
Pour en savoir plus, consultez le guide : Fiscalité internationale : Retenues à la source sur les revenus des non-résidents.
En général, les non-résidents ne peuvent pas déduire de charges ni bénéficier des réductions ou crédits d’impôt applicables aux résidents.
Cependant, certaines exceptions existent :
Imputation des déficits fonciers ou LMP sur les revenus de source française
Réduction d’impôt pour investissement locatif touristique
Crédit d’impôt pour travaux liés à un plan de prévention des risques technologiques (PPRT)
Déduction des versements PER TNS sur le revenu catégoriel
Le mécanisme de la décote fiscale ne s’applique pas aux non-résidents.
Les non-résidents peuvent bénéficier du système du quotient pour les revenus exceptionnels ou différés, afin de réduire l’impact de la progressivité de l’impôt sur le revenu.
Les revenus de source française restent imposables même si vous êtes non-résident.
Le prélèvement à la source s’applique à la plupart des revenus, sauf exceptions.
Les déductions fiscales sont limitées, mais certains dispositifs (déficits fonciers, investissements touristiques, PPRT) restent accessibles.
Le système du quotient permet de lisser l’imposition des revenus exceptionnels.
Désignation d'un représentant fiscal en France
Les personnes qui n'ont pas leur domicile en France mais qui y exercent des activités, ou y possèdent des biens sans y avoir leur domicile fiscal doivent désigner, à la demande du service des impôts, un représentant en France autorisé à recevoir les communications relatives à l'assiette, au recouvrement et au contentieux de l'impôt.
Toutefois, l'obligation de désigner un représentant fiscal ne s'applique :
Par ailleurs, dans certains cas, les contribuables transférant leur domicile hors de France depuis le 3 mars 2011 et soumis à l'exit tax, doivent désigner un représentant fiscal s'ils souhaitent bénéficier du sursis d'imposition.
Sont concernés :
se trouvant dans une des situations suivantes :
En revanche, la règle de la désignation d'un représentant en France ne s'applique pas aux contribuables qui perçoivent seulement des pensions ou des revenus mobiliers de source française.
Travailleurs frontaliers France–Belgique : ce qu’il faut savoir sur le régime fiscal et social
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Fiscalité des BSPCE applicable en France aux bénéficiaires expatriés
Lors d'une modalité internationale du bénéficiaire de BSPCE, seul est susceptible de constituer un gain salarial, nommé gain d'exercice, la fraction du gain net correspondant à la différence entre la valeur du titre souscrit au jour de l'exercice du bon et le prix d'acquisition du titre fixé lors de l'acquisition du bon.
Sous réserve que la convention n'en dispose autrement, le gain d'exercice constitue un revenu d'emploi en principe imposable dans l’État d'exercice de l'activité.
Le principe est celui d’une répartition de l’imposition entre les différents états au prorata des périodes d’activité salariée exercées dans chacun des états.
Généralement, l'activité est celle exercée pendant la période de référence, c'est-à-dire celle qui court de l'attribution du bon à la date à laquelle le bénéficiaire est propriétaire du droit d'exercer ce bon, c'est-à-dire lorsqu'il a définitivement acquis ce droit (même s'il ne peut pas l'exercer immédiatement).
La résidence fiscale prise en compte est celle du bénéficiaire au moment du fait générateur de l'imposition, c'est-à-dire au moment de la cession des titres acquis au moyen du bon.
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🏛️ Prélèvements sociaux : règles applicables aux non-résidents
🏛️ Droits de mutation à titre gratuit pour les non-résidents
💰 Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) en cas d'expatriation
🧾 Désignation d’un représentant fiscal en France en cas d'expatriation
📄 Obligations déclaratives des non-résidents
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