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mercredi 20 décembre 2017

Souscrire une assurance vie en tant qu'expatrié ... quelle fiscalité ?

Les personnes imposables en France sur les produits des contrats d’assurance vie sont obligatoirement soumises à un prélèvement libératoire obligatoire.

L'abattement annuel (4 600 € pour les contribuables célibataires, veufs ou divorcés ou 9 200 € pour les couples soumis à une imposition commune) est refusé aux contribuables domiciliés hors de France. Cet abattement est en effet réservé aux contribuables fiscalement domiciliés en France tenus de déposer une déclaration d'impôt sur le revenu.
Lorsque le versement est effectué au profit d'un non-résident, les prélèvements sociaux ne sont pas dus à condition de pouvoir démontrer que le souscripteur est domicilié hors de France.

Lorsque le pays de résidence du bénéficiaire des produits a conclu avec la France une convention fiscale, l'imposition s'effectue selon les règles relatives aux intérêts de créances.
L'élimination de la double imposition se fait également selon les règles prévues dans la convention concernée.

De manière générale, l'Etat de résidence du bénéficiaire des produits octroie un crédit d'impôt afin de limiter sa charge fiscale globale.

Attention, certains pays taxent de manière différente les produits des contrats d’assurance vie (USA, UK …) . Il est donc essentielle de faite le point avant tout retrait (et même lors du départ de France).

Un départ ou retour de l’étranger … Faites notre Bilan expatriation !


Quelques exemples :

http://www.joptimiz.com/clip_image001_0205.gifretrait par un résident UK
http://www.joptimiz.com/clip_image001_0205.gifretrait par un résident US
http://www.joptimiz.com/clip_image001_0205.gifretrait par un résident espagnol
http://www.joptimiz.com/clip_image001_0205.gifretrait par un résident fiscal allemand
http://www.joptimiz.com/clip_image001_0205.gifretrait par un résident fiscal belge


Et en cas de décès ?

Sous réserve des conventions fiscales internationales, lorsque les sommes sont transmises en vertu d'un contrat d'assurance vie entrant dans le champ de l'article 757 B du CGI (c'est-à-dire pour les contrats souscrits depuis le 20 novembre 1991 et dont l'ensemble des primes ont été versées après le 70ème anniversaire de l'assuré), elles sont soumises aux droits de succession en France dès lors que l'héritier a eu son domicile fiscal en France pendant au moins 6 années au cours des 10 dernières années précédant celle au cours de laquelle il reçoit les sommes.
Pour les décès intervenus depuis le 31 juillet 2011, les bénéficiaires sont désormais assujettis au prélèvement de 20 % (31,25 % au-delà d'un certain montant), alors qu'avant cette date ils étaient exonérés dudit prélèvement, dès lors :
  • ·   qu'ils ont, au moment du décès, leur domicile fiscal en France et qu'ils l'ont eu pendant au moins 6 années au cours des 10 années précédant le décès ;
  • ·    ou dès lors que l'assuré a, au moment du décès, son domicile fiscal en France.




Faites-vous rembourser vos impôts étrangers avec Taxback !

vendredi 8 septembre 2017

Que faire fiscalement avant de s'expatrier ?

Que faire avant votre départ ?

Pensez à ouvrir un compte bancaire à l'étranger avant votre départ. Cela facilitera votre installation ainsi que la souscription de contrats pour vos besoins courants (électricité, internet, téléphone etc.).
Si votre entreprise ne vous propose pas ce service, vous pouvez faire appel à une agence de « relocation ». Ces sociétés propose une aide efficace pour trouver rapidement un logement et faire les démarches nécessaires à votre installation (eau, gaz, électricité, téléphone, assurance…) avant votre arrivée.
Prévenez le centre des impôts vous ayant délivré votre dernier avis d'imposition ainsi que votre adresse à l'étranger pour permettre l'envoi de votre déclaration.
L'année suivant votre départ à l'étranger, vous pouvez déclarer vos revenus en ligne ou envoyer votre déclaration d'impôt sur le revenu auprès du service des impôts de votre ancienne résidence principale en France. Cette déclaration comportera vos revenus du 1er janvier à la date de votre départ à l'étranger.

À l'étranger en toute sérénité, il faut également une bonne assurance expatrié !


Vigilance concernant l'Exit-tax : les contribuables fiscalement domiciliés en France pendant au moins 6 des 10 années précédant le transfert de leur domicile à l'étranger sont imposables sur les plus-values latentes constatées sur les droits sociaux, valeurs, titres ou droits détenus dans des sociétés, autres que les Sicav, dans lesquelles les membres du foyer fiscal détiennent, à la date du transfert, une ou plusieurs participations, directes ou indirectes (mécanisme de l' Exit Tax ) :
  • qui leur confèrent au moins 50 % dans les bénéfices sociaux d'une société,
  • ou dont la valeur cumulée excède 800 000 €.

Vous devez également déclarer votre changement de statut à votre banque qui se chargera des démarches comme :
•  La transformation de votre compte de dépôt en compte de non-résident ;
•  L'affectation de l'imposition spécifique relative aux non-résidents sur les différents produits détenus ;
•  La clôture du PEA (Plan d'épargne en actions) en cas de transfert du domicile fiscal dans un état ou territoire non coopératif (ETNC) ;
•  La clôture du LEP (Livret d'épargne populaire), réservé aux personnes fiscalement domiciliées en France et devant impérativement être clôturé avant le 31 décembre de l'année du changement de domiciliation fiscale ;
•  La clôture du Livret Jeune.

En revanche, en cas de détention avant l'expatriation, le transfert de domicile fiscal à l'étranger n'entraîne pas en principe d'obligation de clôturer les produits suivants :
•  Les contrats d'assurance vie ;
•  Le PEA (il est intéressant de le conserver pour bénéficier de l'antériorité fiscale) ;
•  Les titres placés sur un compte titres ;
•  Le PEP (Plan épargne populaire) ;
•  Le CEL (Compte d'épargne logement) ;
•  Le PEL (Plan d'épargne logement) ;
•  Le Livret A ;
•  Le PERP (Plan d'épargne retraite populaire).

Nous vous conseillons également d'effectuer un bilan patrimonial afin d'évaluer les problématiques liées à votre installation à l'étranger en tenant compte de la composition de votre patrimoine et de votre épargne.

Concernant les dispositifs d'investissements immobiliers de type « Scellier » ou « Duflot », Pinel , ils ne s'appliquent qu'aux contribuables, personnes physiques domiciliées fiscalement en France.

lundi 5 octobre 2015

Rapport de Expatexplorer d'HSBC sur l'expatriation

Près de 22.000 expatriés français dans plus de 198 pays dans le monde ont participé à l’étude Expat Explorer, ce qui fait de cette 8ème édition l’une des plus importantes études au monde sur cette thématique.

Quelles conclusions ?

La recherche d’une meilleure qualité de vie et le désir de relever de nouveaux défis sont les raisons qui prévalent pour s’expatrier :

37% des expatriés déclarent que ce sont les raisons qui les ont poussés à déménager.

41% des expatriés qui expérimentent leur 1ère expatriation ont fait ce choix pour améliorer leur qualité de vie plutôt que leur carrière professionnelle.

Près de la moitié (48%) estiment que leur travail est plus épanouissant que dans leur pays d’origine et 43% déclarent avoir acquis de nouvelles compétences.

Les expatriés précisent que partir à l’étranger est aussi  l’occasion de s’immerger dans de nouvelles cultures : 61% disent s’être bien intégrés dans la culture et la communauté locale.



Nous vous conseillons de faire un bilan fiscal & patrimonial Expatriation !



Singapour, promesse de qualité de vie et de perspectives de carrière, arrive en tête du classement

L’environnement sûr du pays est particulièrement valorisé pour 87% des expatriés dans ce pays. 67% d’entre eux déclarent que Singapour offre une meilleure qualité de vie que celle de leur pays natal (contre 53% en moyenne) et 65% des parents trouvent que la santé et le bien-être de leurs enfants se sont améliorés depuis qu’ils y habitent.

79% sont confiants en ce qui concerne l’économie du pays et 59% déclarent que Singapour est un pays offrant de bonnes perspectives d’évolution professionnelle.


Et la France ?


La France se classe à la 29ème position  du classement général. Sans surprise la France est appréciée pour sa culture (par 68% des sondés), sa cuisine (pour 77% d’entre eux) et sa vie locale, la France ne se classe qu’en 29ème position du classement global (sur 39 pays).

Elle se classe respectivement 13ème et 14ème des classements spécifiques aux aspects familiaux et à l’expérience. Près de deux tiers (64%) des expatriés déclarent que l’équilibre vie privée/vie professionnelle y est meilleur que dans leur pays d’origine. Pour les familles, la France permet notamment une intégration facile avec la population et la culture locale.

Les aspects professionnels et financiers tirent la France vers le bas: le pays se classe 32ème sur 39 dans le classement dédié à ce domaine.


En savoir plus : https://expatexplorer.hsbc.com/survey/

mercredi 29 octobre 2014

Pourquoi s'expatrier ? pour changer de vie ? pour gagner de l'impôt ?

Vouloir s'expatrier peut être une question de choix, de motivation, une opportunité financière et même une stratégie fiscale. L'expatriation peut être physique (vous changez de résidence fiscale) ou financière (vous déplacez seulement votre patrimoine). Attention, cela ne doit pas être une fausse expatriation dans le but d'échapper à l'impôt.
Attention, dans ce second choix l'avantage est plutôt financier que fiscal car la fiscalité dépend dans la majorité des cas de la résidence fiscale du contribuable .
Il faudra également avant toute prise de décision bien appréhender les impacts fiscaux de votre départ et éventuellementles optimiser .
Il est fortement conseillé de faire un bilan patrimonial afin de déterminer tous les impacts fiscaux et les conséquences sur votre patrimoine pour les optimiser.
 

Une question de choix et d'opportunité

S'expatrier peut naturellement être une question de choix (choix de changer de vie, de booster sa carrière en travaillant à l'étranger en devenant détaché ou expatrier , de passer une agréable retraite , …). Mais l'expatriation est avant tout un projet de famille. Ne pas sous-estimer l'aspect psychologique ni la matérialité de la vie au quotidien.
Si vous partez pour longtemps et en famille, il est nécessaire d'en parler longuement à l'avance afin que celle-ci soit partie prenante du projet et pas seulement suiveuse. Plus des 2/3 des retours sont dus à la mauvaise intégration du conjoint dans le nouveau pays d'expatriation.
 

Une stratégie fiscale

Pour les dirigeants d'entreprise :
La majorité des conventions fiscales signées par la France ont pour effet de rendre imposables les plus-values de cession de valeurs mobilières dans le pays où le "contribuable" transfert son domicile fiscal.
Le transfert, par le dirigeant, de son domicile fiscal personnel avant la cession de l'entreprise dans un pays qui ignore l'impôt sur la plus-value de valeurs mobilières ( Belgique et Suisse notamment), ou qui impose moins lourdement les plus-values, peut donc être stratégique d'un point de vue financier.
Mais attention depuis 2011, la France a mis en place l'EXIT TAX pour éviter les délocalisations à but fiscal en taxant les plus values latentes lors du départ du chef d'entreprise.
L'objectif peut être également une fiscalité priviligiée en matière d'IR, d'ISF ou de plus value comme c'est le cas àMonaco. Mais attention cela ne peut pas s'adresser aux nationaux français.
 
 Prenons un exemple : la Belgique
La convention fiscale liant la France à la Belgique prévoit qu'un contribuable domicilié dans l'un des Etats contractants est exclusivement imposés dans cet Etat. Les plus-values professionnelles et mobilières étant exonérées en Belgique (sauf cas particulier ), une expatriation, avant cession, permettra au chef d'entreprise de s'affranchir de la taxation des plus-values qu'il a réalisé en France.
 
Pour les salariés :
L'utilisation des lois fiscales locales peut être un argument important dans le choix du pays d'expatriation.
Ainsi Singapour , Hong Kong ou Londres sont des lieux fortement appréciés pour les stratégies à mettre en place.
S'expatrier à Londres vous fera par exemple bénéficier de la règle de la remittance basis , vous exonérant fiscalement sur une bonne partie de vos revenus.
 
Enfin, terminons avec un peu d'optimisme et de chauvinisme … La France a depuis peu mis en place une nouvelle loi fiscale sur l' impatriation favorisant les retours sur le territoire.
 
Naturellement ces stratégies doivent être suivies par des professionnels du droit au risque de vous retrouver avec l'effet inverse : la double taxation !

mardi 21 octobre 2014

Qui sont nos expatriés français ?

Extrait de l'article très intéressant du monde.fr sur le rapport sur l'expatriation 


Au 31 décembre 2013, 1,643 million de Français étaient enregistrés à l'étranger, dont 628 000 au sein de l'Union européenne, contre 1,427 million en 2008, soit une augmentation de 15 % en cinq ans. Cettepopulation d'expatriés est majoritairement en âge de travailler : 60 % des Français de l'étranger ont entre 18 et 60 ans, selon le ministère des affaires étrangères.

Le rapport souligne que « seule une part minime des départs de redevables de l'impôt sur le revenu dans leur ensemble est motivée pour des raisons fiscales ». Parmi les 34 524 personnes redevables de l'impôt sur le revenu partis à l'étranger en 2012, 587 assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) se sont expatriés. Alors que l'actif moyen pour l'ensemble des redevables de l'ISF s'élevait à 2,7 millions d'euros, celui de ces expatriés s'élevait à 6,6 millions d'euros. Au total, le montant cumulé de leur revenu fiscal de référence est estimé à 446 millions d'euros.

Des seniors actifs
Avec 225 000 expatriés de plus de 60 ans en 2013, le rapport estime que les seniors représentent 14 % des expatriés français, un pourcentage inférieur à leur part dans la population française (23 %), même si, entre 2011 et 2013, la part des seniors a progressé de 10 %. Les chiffres avancés sont toutefois partiels, compte tenu du caractère facultatif de l'inscription auprès du ministère des affaires étrangères.
Une particularité est d'ailleurs soulignée : le taux d'emploi des seniors est sensiblement plus élevé parmi les Français de l'étranger que sur le territoire national.

mardi 26 avril 2011

Pourquoi s'expatrier ?

Vouloir s'expatrier peut être une question de choix, de motivation, une opportunité financière et même une stratégie fiscale. L'expatriation peut être physique (vous changez de résidence fiscale) ou financière (vous déplacez seulement votre patrimoine).


Attention, dans ce second choix l'avantage est plutôt financier que fiscal car la fiscalité dépend dans la majorité des cas de la résidence fiscale du contribuable .


Il faudra également avant toute prise de décision bien appréhender les impacts fiscaux de votre départ et éventuellement les optimiser .



Une question de choix et d'opportunité


S'expatrier peut naturellement être une question de choix (choix de changer de vie, de booster sa carrière en devenant détaché ou expatrier , de passer une agréable retraite , …). Mais l'expatriation est avant tout un projet de famille. Ne pas sous-estimer l'aspect psychologique ni la matérialité de la vie au quotidien.


Si vous partez pour longtemps et en famille, il est nécessaire d'en parler longuement à l'avance afin que celle-ci soit partie prenante du projet et pas seulement suiveuse. Plus des 2/3 des retours sont dus à la mauvaise intégration du conjoint dans le nouveau pays d'expatriation.




Une question fiscale sur votre expatriation ?




Une stratégie fiscale


Pour les dirigeants d'entreprise :


La majorité des conventions fiscales signées par la France ont pour effet de rendre imposables les plus-values de cession de valeurs mobilières dans le pays où le "contribuable" transfert son domicile fiscal.


Le transfert, par le dirigeant, de son domicile fiscal personnel avant la cession de l'entreprise dans un pays qui ignore l'impôt sur la plus-value de valeurs mobilières ( Belgique et Suisse notamment), ou qui impose moins lourdement les plus-values, peut donc être stratégique d'un point de vue financier.




Prenons un exemple : la Belgique


La convention fiscale liant la France à la Belgique prévoit qu'un contribuable domicilié dans l'un des Etats contractants est exclusivement imposés dans cet Etat. Les plus-values professionnelles et mobilières étant exonérées en Belgique (sauf cas particulier ), une expatriation, avant cession, permettra au chef d'entreprise de s'affranchir de la taxation des plus-values qu'il a réalisé en France.



Pour les salariés :


L'utilisation des lois fiscales locales peut être un argument important dans le choix du pays d'expatriation.


Ainsi Singapour , Hong Kong ou Londres sont des lieux fortement appréciés pour les stratégies à mettre en place.


S'expatrier à Londres vous fera par exemple bénéficier de la règle de la remittance basis , vous exonérant fiscalement sur une bonne partie de vos revenus.



Enfin, terminons avec un peu d'optimisme et de chauvinisme … La France a depuis peu mis en place une nouvelle loi fiscale sur l' impatriation favorisant les retours sur le territoire.



Naturellement ces stratégies doivent être suivies par des professionnels du droit au risque de vous retrouver avec l'effet inverse : la double taxation !



Les conséquences fiscales (très synthétique)


En règle général, en matière d'impôt sur le revenu, si vous exercez votre activité professionnelle sur votre territoire de résidence, l'impôt sur vos traitements et salaires y ne sera dû (attention il existe des spécificités quant à certaines rémunérations complémentaires comme les stock-options où il peut y avoir une répartition des impositions).



Concernant vos investissements patrimoniaux laissés en France, vous serez exonéré en France des plus-values de cession de valeurs mobilières. Par contre, vous devrez les déclarer à l'administration fiscale de votre pays de résidence (attention, il existe quelques particularités si vous détenez plus de 25% du capital de la société).



Concernant les dividendes perçus sur vos portefeuilles d'actions laissés en France (à titre d'information, cela ne concerne pas le PEA , car ce dernier doit être clôturé si vous quittez le territoire français), ils subiront généralement une retenue à la source en France, et également une imposition dans votre pays de résidence, avec cependant dans la majorité des cas,l'imputation de la retenue en France sur l'impôt dû dans votre pays de résidence (il n'y a donc pas double imposition).




Plateforme immobilière pour les Expatriés français



Les biens immobiliers français ont quant à eux une particularité fiscale puisqu'ils ne seront imposés que dans leur lieu de situation, en France en l'occurrence s'ils sont situés en France. Vous devrez donc remplir une déclaration d'impôt en France si, bien qu'étant non résident fiscal français, votre bien immobilier situé en France (ancienne résidence principale par exemple que vous avez mise en location) produit des revenus (des loyers). Cette déclaration devra être envoyée au centre des non résidents (10 rue du Centre, 93160 Noisy-le-Grand) avant de 15 juillet de l'année suivante.



Concernant l' Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), les contribuables domiciliés hors de France n'y sont soumis qu'à raison de leurs biens non exonérés situés en France si leur valorisation est supérieure à 800.000 euros (seuil pour 2011). Par contre, les placements financiers des non-résidents (actions, compte à vue, assurance vie, situés en France) ne sont pas à prendre en compte dans le calcul de la base taxable (donc ne les comptez pas pour définir votre seuil !). Cette règle peut cependant être adaptée avec l'existence d'une convention fiscale sur l'ISF entre la France et le pays de résidence.


mardi 16 novembre 2010

Vous êtes détaché dans une entreprise à Londres ?




Il y a souvent confusion entre les termes expatriés et détachés. Ceci d’autant plus fort sur le terrain fiscal. Il est courant d’entendre « je suis détaché mais heureusement je continue à payer mes impôts en France ! ».


Cette différence entre l’expatriation et le détachement n’est qu’une différence sociale et non fiscale. Vous pouvez être détaché et ne payer vos impôts qu'en UK car l’important, c’est votre lieu de résidence fiscale (qui dépend des conventions fiscales entre chaque pays).

Ainsi, les travailleurs détachés sont ceux qui sont salariés d'une entreprise dont le siège social se trouve en France et qui partent travailler à l'étranger pour une durée limitée. L'affectation à l’étranger est de 36 mois renouvelable une fois (sauf pour la réglementation communautaire la durée maximale est de 12 mois renouvelable 1 fois). Mais la chose la plus importante, c’est que ces salariés restent affilié au régime français de Sécurité sociale (contrairement aux expatriés qui sortent du système social français).


Et fiscalement alors …


Et bien tout va dépendre de vos critères de résidence fiscale. Ainsi, si effectivement vous répondez malgré votre statut de détaché aux critères conventionnels en UK, vous serez considéré comme non résident fiscal français. Ainsi, si vous exercez votre activité professionnelle en Grande Bretagne, l’impôt sur vos traitements et salaires y sera dû (sauf règle particulière du Remittance Basis). Vous ne serez redevable en France que de l’impôt sur vos éventuels revenus de vos biens immobiliers (revenus locatifs), sur certaines pensions ou rémunérations de source française, ou encore sur la valeur de vos biens (ISF par exemple ou droits de succession).


Bon détachement !
Visitez notre partenaire, Maman à Londres

samedi 30 octobre 2010

Pourquoi s'expatrier ?



Vouloir s'expatrier peut être une question de choix, de motivation, une opportunité financière et même une stratégie fiscale. L'expatriation peut être physique (vous changez de résidence fiscale) ou financière (vous déplacez seulement votre patrimoine).


Attention, dans ce second choix l'avantage est plutôt financier que fiscal car la fiscalité dépend dans la majorité des cas de la résidence fiscale du contribuable .
Il faudra également avant toute prise de décision bien appréhender les impacts fiscaux de votre départ et éventuellement les optimiser .

Une question de choix et d'opportunité
S'expatrier peut naturellement être une question de choix (choix de changer de vie, de booster sa carrière en devenant détaché ou expatrier , de passer une agréable retraite , …). Mais l'expatriation est avant tout un projet de famille. Ne pas sous-estimer l'aspect psychologique ni la matérialité de la vie au quotidien.
Si vous partez pour longtemps et en famille, il est nécessaire d'en parler longuement à l'avance afin que celle-ci soit partie prenante du projet et pas seulement suiveuse. Plus des 2/3 des retours sont dus à la mauvaise intégration du conjoint dans le nouveau pays d'expatriation.


Une stratégie fiscale


  • Pour les dirigeants d'entreprise :
    La majorité des conventions fiscales signées par la France ont pour effet de rendre imposables les plus-values de cession de valeurs mobilières dans le pays où le "contribuable" transfert son domicile fiscal.
    Le transfert, par le dirigeant, de son domicile fiscal personnel avant la cession de l'entreprise dans un pays qui ignore l'impôt sur la plus-value de valeurs mobilières ( Belgique et Suisse notamment), ou qui impose moins lourdement les plus-values, peut donc être stratégique d'un point de vue financier.

    Prenons un exemple : la Belgique
    La convention fiscale liant la France à la Belgique prévoit qu'un contribuable domicilié dans l'un des Etats contractants est exclusivement imposés dans cet Etat. Les plus-values professionnelles et mobilières étant exonérées en Belgique (sauf cas particulier ), une expatriation, avant cession, permettra au chef d'entreprise de s'affranchir de la taxation des plus-values qu'il a réalisé en France.

  • Pour les salariés :
    L'utilisation des lois fiscales locales peut être un argument important dans le choix du pays d'expatriation.
    Ainsi Singapour , Hong Kong ou Londres sont des lieux fortement appréciés pour les stratégies à mettre en place.
    S'expatrier à Londres vous fera par exemple bénéficier de la règle de la remittance basis , vous exonérant fiscalement sur une bonne partie de vos revenus.


Enfin, terminons avec un peu d'optimisme et de chauvinisme … La France a depuis peu mis en place une nouvelle loi fiscale sur l' impatriation favorisant les retours sur le territoire.

Naturellement ces stratégies doivent être suivies par des professionnels du droit au risque de vous retrouver avec l'effet inverse : la double taxation !

vendredi 1 octobre 2010

Suite de l'étude HSBC sur les expatriés




Le premier volet de l’étude d’HSBC rappelle que la Russie, l’Arabie Saoudite et Bahreïn sont les destinations arrivant en tête selon les critères de fortune globale des expatriés :

- plus hauts salaires annuels
- revenus disponibles les plus élevés
- plus grand nombre de biens dits de luxe.


Lisa Wood, Responsable des propositions d’HSBC Bank International Bank, souligne d’ailleurs que l’écart de richesse se creuse entre l’Est et l’Ouest et que les expatriés basés dans les pays émergents vivent beaucoup mieux que s’ils occupaient des postes équivalents dans la zone Euro.

A titre d’exemple, l’étude montre que 36 % des expatriés vivant en Russie ou 32 % à Singapour gagnent plus de 250 000 USD/an alors que 62 % de ceux vivant en Espagne et 47 % en France gagnent eux moins de 60 000 USD/an.

Les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) semblent aussi suivre cette tendance favorable. En effet si 63% des expatriés gagnent plus dans leur pays d’accueil que dans leur pays d’origine, les expatriés établis dans les pays BRIC ont des scores supérieurs (Brésil 69%, Russie 82%, Inde 70% et Chine 75%).

Les finances des expatriés sont restées très positives. La majorité des personnes interrogées ont déclaré épargner plus depuis leur déménagement à l'étranger et très peu disent avoir accru leur endettement.

Les expatriés économisent également des sommes plus importantes pendant qu’ils travaillent à l’étranger.

En revanche, 47% des expatriés interrogés pensent que l'économie dans leur pays actuel s'est détériorée depuis le début de l'année 2009. Mais c’est dans la zone Euro que ce sentiment est le plus fort, 93 % des expatriés en Espagne et 67 % au Royaume-Uni partagent cet avis.

En résumé, la conclusion de Lisa Wood rappelle que même si la situation économique de leur pays d’accueil s’est détériorée, la plupart des expatriés n’envisagent pas de rentrer chez eux. Mieux encore, la majorité a des revenus disponibles supérieurs, économise plus et est moins endettée.

Bonne journée