Bientôt disponible ...

Quelle information fiscale recherchez-vous ?

vendredi 19 juin 2026

Conventions fiscales 2026 : ce que changent les nouveaux accords avec la Finlande et la Suède

Conventions fiscales 2026 : ce que changent les nouveaux accords avec la Finlande et la Suède


La France vient d’adopter la LOI n° 2026‑510 du 15 juin 2026, qui approuve deux textes majeurs en matière de fiscalité internationale :
Ces mises à jour modernisent profondément le cadre fiscal avec deux partenaires clés de l’Union européenne, dans un contexte de lutte accrue contre l’évasion fiscale et les montages d’arbitrage de dividendes.




Ce qu’il faut retenir ...
La loi ratifie :
Ces textes introduisent :
La nouvelle convention France–Finlande : un tournant contre les “CumEx”
La convention fiscale de 1970 entre la France et la Finlande était devenue obsolète. Sa refonte était attendue, notamment pour mettre fin à une anomalie européenne.
Fin de l’exonération totale sur les dividendes
L’ancien texte supprimait toute retenue à la source sur les dividendes versés entre les deux pays. La Finlande était le dernier pays d’Europe à maintenir une exonération aussi large.
Conséquence : des montages d’arbitrage de dividendes de type CumEx et CumCum ont prospéré, coûtant 33 milliards d’euros à la France en vingt ans.
Le nouveau traité introduit une retenue à la source pouvant atteindre 15 %, alignée sur les standards internationaux, afin de neutraliser ces pratiques.

 Imposition partagée des retraites privées
À la demande d’Helsinki, les retraites privées sont désormais imposées dans les deux États. Pour éviter la double imposition, un crédit d’impôt est prévu :

Intégration des standards OCDE 2017
La convention adopte les règles issues du Projet BEPS :

L’avenant France–Suède : une mise à jour technique mais stratégique
La convention fiscale France–Suède date de 1990. La Suède, en raison de contraintes constitutionnelles, ne peut pas appliquer la convention multilatérale de l’OCDE par simple notification. Elle doit renégocier chaque modification de manière bilatérale.
Un préambule réécrit
Le préambule mentionne désormais explicitement l’objectif de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.
Une clause générale anti‑abus
L’avenant introduit une règle simple et puissante : un avantage conventionnel peut être refusé si le montage a pour objectif principal d’obtenir un avantage fiscal.
Cette clause s’aligne sur les standards internationaux et sécurise les administrations fiscales.
Une procédure amiable plus flexible
Le contribuable peut désormais saisir l’autorité compétente de son choix, en France ou en Suède, pour résoudre un différend fiscal. Un progrès notable en matière de sécurité juridique.

Pourquoi ces mises à jour sont importantes pour les entreprises et les particuliers ?
Ces textes ont un impact direct sur :
Ils renforcent la sécurité juridique, modernisent les règles et réduisent les opportunités d’optimisation agressive.
Référence légale
LOI n° 2026‑510 du 15 juin 2026