L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) ne concerne pas uniquement les résidents fiscaux français. Les non-résidents peuvent également y être soumis dans certaines situations. Voici les points clés à connaître.
1. Le point de départ : votre situation au 1er janvier
La résidence fiscale est appréciée au 1er janvier de l’année d’imposition.
Un contribuable non-résident devient redevable de l’IFI en France dès lors que la valeur nette de son patrimoine immobilier taxable situé en France dépasse 1 300 000 € à cette date.
2. Quels biens sont imposables pour un non-résident ?
Sauf dispositions plus favorables prévues par une convention fiscale internationale, seuls les actifs immobiliers situés en France sont pris en compte.
Cela inclut notamment :
- Les biens immobiliers et droits réels immobiliers situés en France métropolitaine et dans les DOM (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte)
- Les parts ou actions de sociétés, françaises ou étrangères, à hauteur de la valeur correspondant à des biens immobiliers situés en France
- Les contrats d’assurance-vie, de capitalisation, fiducies ou crédit-bail, pour leur fraction investie en immobilier français
3. Les exclusions et allégements
Les non-résidents bénéficient des mêmes règles d’exonération que les résidents.
Sont notamment concernés :
- Les titres de sociétés opérationnelles, pour la part des biens immobiliers affectés à leur activité (sous conditions)
- Les participations minoritaires, lorsque le contribuable détient :
- moins de 10 % du capital et des droits de vote d’une société
- moins de 10 % d’un OPC
- moins de 5 % d’une SIIC
Les obligations déclaratives
Les modalités de déclaration dépendent de votre situation :
- Si vous percevez des revenus de source française imposables en France, vous devez déclarer votre IFI via le formulaire 2042-IFI, en même temps que votre déclaration de revenus
- Si vous ne déposez pas de déclaration de revenus en France, vous devez souscrire une déclaration IFI spécifique (formulaire 2042-IFI-COV), dès lors que votre patrimoine immobilier français dépasse le seuil de 1 300 000 €