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mercredi 20 mars 2019

L’exit tax aménagée par la loi de finances 2019




En 2011, l’exit tax a été créée dans le but de lutter contre les transferts de domicile fiscal hors de France dans un but principalement fiscal. Ce mécanisme d’imposition, des personnes physiques qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France, prévoit une taxation immédiate à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux des plus-values latentes, des créances trouvant leur origine dans une clause de complément de prix, et des plus-values en report d’imposition. Cependant, le contribuable peut bénéficier d’un dégrèvement et un sursis de paiement est prévu dans certaines situations.
La Loi de finances pour 2019 vient neutraliser la majeure partie des effets de l’exit tax en allégeant significativement le délai de dégrèvement et en assouplissant les conditions permettant de bénéficier du sursis de paiement.

Le délai de dégrèvement est réduit à deux ans pour les contribuables dont la valeur globale des titres excède 2.57 millions d’euros à la date du transfert.

Selon la date du transfert, voici les différents délais pouvant être appliqués à ce jour :

Date du transfert
2011 à 2013
2014 à 2018
A partir de 2019
Délai de dégrèvement
8 ans
15 ans
2 ou 5 ans (si > 2.57M d’€)

Avant la Loi de finances, le sursis de paiement était accordé automatiquement sans constitution de garantie lorsque le contribuable s’installait dans un Etat membre de l’Espace Economique Européen. S’il s’installait hors de l’EEE, le sursis pouvait être accordé seulement sur demande expresse lors du transfert du domicile fiscal et souvent, à condition de constituer des garanties propres à assurer le recouvrement de la créance du Trésor.     

Aujourd’hui, le sursis de paiement automatique est désormais accordé quand le contribuable transfère non seulement son domicile dans un Etat membre de l’Union Européenne mais également dans tout autre Etat ou territoire ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale ainsi qu’une convention d’assistance mutuelle en terme de recouvrement. Le transfert vers un autre Etat ou territoire reste soumis à la demande expresse.

Par ailleurs, en matière d’obligations déclaratives, nous observons également un allègement : seules les créances de complément de prix et les plus-values en report d’impositions sont à mentionner sur la déclaration annuelle de suivi des impositions en sursis de paiement. Les plus-values latentes en sursis de paiement ne doivent plus être déclarées chaque année.