Au sein de l'Union européenne, l'Espagne et le Portugal sont très appréciés. En effet, s'installer dans ces pays pour des retraités français permet de voir son niveau de vie augmenté tout en bénéficiant d'une certaine stabilité et sécurité procurée par l'Union européenne. Un changement de résidence pour ces deux pays est facilité au niveau de démarches administratives. Les systèmes de santé sont du même acabit que le système français. En outre, au Portugal, il existe une communauté francophone importante et une attractivité fiscale importante surtout sur les pensions. La Belgique est aussi une destination très souvent envisagée. Généralement, la Belgique est choisie pour sa fiscalité intéressante. En effet, pour les contribuables français assujettis à l'impôt sur la fortune en France, il est tentant de partir vivre en Belgique pour éviter cet impôt, qui n'existe pas en Belgique. En outre, les plus-values de cession de valeurs mobilières sont exonérées d'impôt.
La Thaïlande attire quant à elle les retraités français en raison de son faible coût de la vie et de son climat agréable. Toutefois, il est à noter qu'il n'existe pas d'avantage fiscal particulier pour les retraités étrangers et que les autorités de ce pays exigent un revenu minimum de 1.400 euros par mois environ pour pouvoir demander le visa retraite, dès l'âge de 50 ans.
Une question fiscale sur votre expatriation ?
Le choix du pays n'est pas tout ! Une fois décidé, il faut passer à l'acte et surtout penser à effectuer un certain nombre de démarches. La première est celle de réaliser un bilan patrimonial afin de connaître l'ensemble des impacts fiscaux, civils et patrimoniaux quant à votre choix de partir vivre à l'étranger (et de les optimiser !). Certaines démarches seront donc à entreprendre. A cet effet, vous trouverez ci-dessous un inventaire non exhaustif de ce à quoi il faut penser. Tout d'abord, dès que vous connaissez votre nouvelle adresse, vous devez informer votre centre des Finances Publiques. L'année qui suit votre départ, vous allez devoir effectuer deux déclarations d'impôt dès lors que vous avez des revenus imposables avant et après votre départ. La première déclaration est à faire sur l'imprimé 2042 et concerne les revenus perçus entre le 1er janvier et la date de départ. La seconde déclaration s'applique pour les revenus perçus entre le départ et le 31 décembre de l'année de votre départ. C'est l'imprimé 2042 NR qui doit être rempli. Attention, n'oubliez pas de déclarer vos revenus français même après votre départ ! Les retraités qui quittent la France doivent en plus penser à signaler leur changement d'adresse à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV). Le versement de la pension sera alors assuré. Seul le versement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ne sera plus effectué car cette allocation est soumise à condition de résidence en France. Après le départ, la Caisse de retraite demande régulièrement un justificatif d'existence. La fréquence de cette demande dépend du pays de résidence.
Vous devez vous renseigner sur les documents officiels obligatoires (passeport, visa, titres de séjour). Les documents exigés diffèrent selon que vous partez vivre dans un pays situé dans l'Union européenne ou non. Vous recevrez régulièrement des informations du poste consulaire, notamment sur la situation sécuritaire du pays ou sur les principauxévénements ou échéances concernant les Français. Et vous pourrez obtenir un certificat d'inscription au registre qui permettra de faciliter vos démarches auprès des services douaniers ou auprès des autorités locales le cas échéant. Le site de la Maison des Français de l'Etranger vous permettra quant à lui de connaître un certain nombre d'informations concernant notre nouveau pays (vie pratique, santé, fiscalité, …). D'autres démarches ne doivent pas être négligées, notamment auprès de la banque et de la douane et concernant le permis de conduire. D'ailleurs, n'oubliez pas d'ouvrir un compte bancaire à l'étranger. Certaines le font depuis la France comme la Banque HSBC par exemple. Il faut informer sa banque du changement de résidence, à la fois pour remplir certaines obligations légales, organiser la vie bancaire à l'étranger et être informé des conséquences de la réglementation sur les comptes et placements. De plus, certains comptes sont à clôturer avant le départ (livret jeune, LEP, …).
Si aucune convention n'existe, il est recommandé d'adhérer à l'assurance de la Caisse des Français de l'étranger (CFE).
Une question fiscale sur votre expatriation ?
Pensions privées : Toutefois, la convention entre la France et la Thaïlande prévoit l'imposition dans l'Etat de la source, c'est-à-dire en France. Immobilier : Pour rappel, que le foyer fiscal se situe en France ou à l'étranger, vous êtes redevable de la taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties dont vous êtes propriétaire en France. Vous êtes aussi redevable de la taxe d'habitation sur les habitations en France dont vous avez la disposition ou la jouissance. S'il existe des biens immobiliers situés en France et que votre patrimoine net imposable est supérieur à 1.3 millions d'euros, vous pourriez être redevable de l'ISF. Votre départ engendrera donc une multitude de conséquences fiscales que vous retrouverez dans lebilan patrimonial expatriation. Les autres impôts des expatriés >>
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